Vignobles Bordeaux

Edition du 14/02/2017
 

Château La Tour du Pin Figeac

Sommet

Château LA TOUR DU PIN FIGEAC

La famille Giraud élève ces deux grands vins racés, typés, où l’élégance prédomine. Une histoire de passion et de talent.


"Nos 18 hectares de vignes ont une moyenne d’âge de 30 à 40 ans, explique André Giraud. L’encépagement est de 80% Merlot et 20% de Cabernet franc sur les deux propriétés. Je m’apprête à planter 1 hectare de Cabernet-Sauvignon. Nos deux propriétés, Château Le Caillou à Pomerol et Château La Tour du Pin Figeac à Saint–Emilion, se touchent presque. Ce que je recherche surtout dans mes vins, c’est l’équilibre entre le fruit, l’expression parfaite du Merlot et un léger boisé. L’élevage en barriques dure un an, dont 1/3 de fûts neufs, 1/3 de barriques d’un vin et le dernier tiers de 2 vins, ainsi, le boisé n’est pas trop prédominant. Nos vins se caractérisent par la rondeur, le fruité, et la souplesse. J’aime les vins en finesse, très soyeux, bien équilibrés entre barrique et fruit. Je n’aime pas les vins trop tanniques. Nous sommes une exploitation familiale depuis plus d’un siècle. Mon épouse Sylvie m’assiste pour l’administratif et la commercialisation. Celle-ci s’effectue par un importateur en Belgique qui nous prend 1/3 de la récolte, sur la place de Bordeaux, par le biais de représentants à Paris, en Alsace… et par nous-même, par la vente directe à la propriété. Mon fils Stéphane nous a rejoints pour travailler sur la propriété il y a une dizaine d’années ; il s’occupe des chais et de la vigne. Mon second fils, Laurent, cuisinier de formation, est très attiré par l’œnotourisme. Nous pensons ainsi développer un type de restauration à base de grillades sur les sarments et ainsi profiter de ce passage pour faire visiter la propriété. Cet accueil se ferait plus volontiers à La Tour du Pin Figeac, idéalement situé sur la route allant de Saint-Emilion à Pomerol. Etant voisins de Cheval Blanc, nous sommes donc à un emplacement particulièrement stratégique.” Château Le Caillou Pomerol - Le 2013 est particulièrement séducteur, au nez où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), tout en bouche, tout en nuances, coloré, avec cette finale charnue et charmeuse, dominée par les fruits à noyau et une nuance poivrée.  - Le 2012, charnu comme il se doit, de robe rouge teintée cerise noire, de bouche très équilibrée, très élégante, aux arômes de framboise, de pivoine et de truffe, tout en nuances, est un vin opulent, qui associe charpente et distinction, et poursuit son évolution. Château La Tour du Pin Figeac Grand Cru Classé Saint-Emilion - Le 2013, parfumé, ample, séveux et persistant, avec ces notes de fraise et de griotte, riche en couleur, allie finesse et structure, aux tanins soyeux, de bouche franche, où se retrouvent des connotations de framboise mûre et de sous-bois.  - Le 2012 est riche en arômes, d’une belle structure avec beaucoup d’élégance, aux notes de fruits, de cannelle et d’humus, très équilibré au nez comme en bouche, très typé. 

   

Château La Tour du Pin Figeac

Famille Giraud
4, Cheval Blanc Ouest
33330 Saint-Émilion
Téléphone : 05 57 51 06 10
Télécopie : 05 57 51 74 99
Email : giraud.belivier@wanadoo.fr





> Le palmares des vins


CLASSEMENT BORDEAUX SUPERIEUR
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LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE

Les Classements du site sont réactualisés en permanence en fonction des dernières dégustations, découvertes, coups de cœur, déceptions...


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PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
GALAND
JAYLE (Bx)
BELLEVUE-FAVEREAU
BOSSUET
BRAN DE COMPOSTELLE
CRAIN
GRAND FRANÇAIS
PANCHILLE
PASCAUD
FILLON
LAGRANGE LES TOURS
THURON
PIOTE
VILATTE (BX)
BÉCHEREAU
BURLIGA
PAILLETTE
LAMOTHE VINCENT
PARENCHÈRE
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
FONTBONNE (BX)
LA MARECHALE
LAUBERTRIE (BX)
LAVISON
SAINTE-BARBE
BELLE GARDE
BOUTILLON
BERNADON (BX)
CORNEMPS
MASSON/GASSIES-GAUTEY (BX)
ENTRE-DEUX-MONDES
AUX-GRAVES -DE-LA-LAURENCE
LAJARRE
PENIN
SIRON
LAUDUC
MALEDAN (BX)
BALLAN-LARQUETTE/CHAIGNE (BX)
CHAMP DU MOULIN
BASTIAN
MAUBATS
CROIX DE QUEYNAC
LE SEPE
FONT-VIDAL (BX)



DEUXIEMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
PIERRAIL
VRAI CAILLOU*
ARRAS
LISENNES*
CASTENET
LUGAGNAC
REIGNAC
CAZENOVE
BRANDILLE*
CANTEMERLE*
(HAUT-BRANA*)
PEYFAURES
VIEILLE TOUR
LA GALANTE
L'HERMITAGE
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
FARIZEAU*
BEAU RIVAGE
HAUT-MONGEAT*
ELIXIR de GRAVAILLAC
COLLINES*
TUILERIE du PUY
BUISSON
MAISON NOBLE
LES MARÉCHAUX (BX)
FRANQUINOTTE (BX)



TROISIEMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
LARTIGUE CEDRES (BX)
(LAVILLE)
(CANET (BX))
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
LA FLEUR HAUT GAUSSENS*
(PRIEURÉ MARQUET*)
BRANDE-BERGÈRE*

> Nos coups de cœur de la semaine

Château HAUT-SAINT-CLAIR


Au sommet. Ces propriétaires sympathiques couvent leur petit vignoble de 6 ha planté sur croupes et plateau de structure argilo-calcaire. L’encépagement est marqué par de vieux Cabernets francs (Bouchets) de plus de 50 ans, 25%, et les Merlots noirs dont les âges s’étalent de 30 à 60 ans. La situation de ce vignoble accidenté donne des vins riches, puissants et aromatiques. La technique est apportée avec précision : effeuillage ponctuel, raisins triés avant et après égrappage, sélection des jus, mis en cuve sans foulage. La fermentation et la macération sont étalées sur un mois, la régulation des températures et les dégustations sont les outils utilisés pour l’obtention des cuvées. Après fermentation malolactique, les vins sont décantés et mis en barriques. Le tiers des fûts est renouvelé chaque année. L’élevage en bois s’échelonne sur 10-12 mois selon les millésimes. Les assemblages définitifs s’effectuent en cuve Inox avant la mise en bouteilles. “Je fais très attention à la sélection de mes barriques, dit Yannick Le Menn, car je pense que l’élevage est tout un art. Je déguste chacune séparément, ainsi je sais quel est le lot qui s’y épanouira le mieux. Je travaille avec trois tonneliers différents, les chênes viennent du centre de la France, le bois provenant de forêts domaniales est de bonne qualité, le travail de coupe et de repeuplement y est bien fait. Je préfère des barriques à chauffe moyenne, cela permet de ne pas dénaturer le vin mais au contraire de lui apporter une touche de complexité. On a pris du plaisir à travailler ce 2014, poursuit Yannick le Menn, septembre et octobre ont été extraordinaires, avec des températures très chaudes, il y a même des raisins qui avaient des coups de soleil ! Et du coup, malgré certaines craintes, on s’est finalement retrouvé avec un potentiel très intéressant. Nous avons obtenu une récolte très homogène, des raisins mûrs. J’ai aussi effectué des saignées pour obtenir encore plus de concentration, des macérations à chaud car j’ai l’intention de faire des cuvées spéciales. Un vin très travaillé sur le fruit, cela permet d’enrichir notre gamme en proposant une autre cuvée, un vin exceptionnel par notre travail sur le raisin accommodé d’un élevage en bois approprié. Nous avons donc élaboré cette cuvée avec notre fils aîné Nicolas qui est œnologue et qui travaille pour le groupe LVMH. Le 2014 méritait un tel traitement, c’est un vin très prometteur, sur le fruit, très charnu. Nous avons mis nos vins dans des fûts très peu chauffés afin qu’ils prennent plus de sucrosité que de notes toastées. Nos deux fils travaillent dans le milieu du vin, l’un a terminé ses études d’œnologie et travaille sur une thèse en Champagne chez Veuve Clicquot, et le second est à l’Inseec Bordeaux après un BTS production viticole. C’est très encourageant et stimulant de travailler avec des jeunes. Grâce à eux, nous travaillons de façon plus pointue, plus exacte dans le dosage d’azote, par exemple.” Vous aimerez comme nous ce Puisseguin-Saint-Émilion 2012, charnu, très savoureux, aux notes de groseille et d’humus caractéristiques, qui mêle une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, d’une finale avec ces notes de fumé et de fraise des bois surmûrie. Le 2012, précise Yannick Le Menn, c’est “le miraculé”: il fallait être bon vigneron, et heureusement que la fin de l’été et l’automne ont été très beaux. Les vins sont riches, concentrés, nous avons fait des macérations à chaud pour obtenir de beaux tanins qui se fondent bien actuellement. Le vin évolue lentement, on revient au rythme traditionnel bordelais, ce qui est très prometteur. Le 2011 développe des notes épicées, au nez complexe où dominent les petits fruits mûrs (cassis, groseille), riche et souple à la fois, bien représentatif de ce très joli millésime. Remarquable 2010, de belle couleur, au nez de petits fruits rouges caractéristiques (groseille, fraise), d’un bel équilibre, ample et riche, un vin charnu comme on les aime, de garde. Dans la lignée, le 2009, médaille d'Argent au Concours à Lyon, l’une des plus belles bouteilles de l’appellation dans ce millésime, un vin typé, parfumé (griotte), avec ses notes fumées et réglissées, des tanins mûrs et suaves, tout en charme. “Ce 2009 est un millésime médiatique, nous dit Yannick Le Menn, qui va faire beaucoup d'ombre aux années autour de lui ! Harmonieux, très équilibré, avec des arômes de fruits rouges, d'épices, gras, persistant en bouche comme le 2005 à son âge. Délicatement boisé, il demande pour le moment une gastronomie structurée.” Le 2008, de robe grenat, riche, au nez intense, est un vin complexe, d’une belle finale où dominent la cerise noire mûre et les sous-bois, un vin de bouche flatteuse et riche à la fois. Le 2007 est très réussi, un vin équilibré et souple, avec des tanins fondus, très agréable avec ce nez de violette et de petits fruits rouges mûrs, qui associe distinction et richesse, ample et gras, et se goûte très bien. Structure et rondeur, caractérisent cet excellent 2006, tout en bouche, fin et gras, bien charnu, un vin très parfumé (violette, cerise noire) qui poursuit sa belle évolution. Beau 2005, où s’entremêlent harmonieusement les épices et le cassis, un vin où la souplesse prédomine, avec ces notes très caractéristiques de cuir et de fruits légèrement confits en finale, aux tanins riches, charpenté, qui poursuit sa belle évolution. Le 2004 est très classique, coloré et corsé, aux tanins fermes et soyeux à la fois, d’une jolie concentration en bouche, aux notes de groseille, d’humus et d’épices. Goûtez leur excellent second vin, la cuvée Moulin Saint-Clair, bien équilibré, très harmonieux, au bouquet concentré, d’une belle finale au palais.

Yannick et Andrea Le Menn

33570 Puisseguin
Téléphone :05 57 74 66 82
Télécopie :05 57 74 51 50
Email : chateau.haut.saint.clair@orange.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/chateauhautsaintclair
Site personnel : www.chateauhautsaintclair.fr

Château LAFLEUR du ROY


Un domaine situé à 60 m d’altitude, exposé sud-ouest, avec des vieilles vignes d’environ 40 à 45 ans, et encépagement à prédominance de Merlot noir (85%), de Cabernet franc (10%) et de Cabernet-Sauvignon (5%). Le vignoble bénéficie d'un sol de sable graveleux comportant une sous-couche abondante d'alios, appelée plus couramment dans la région “crasse de fer”. Le vignoble n'est pas désherbé chimiquement mais travaillé régulièrement. Enfin, dans le souci de préserver la qualité de nos vins, les vendanges sont intégralement faites à la main, avec égrappage total. Les Châteaux de la famille Dubost ont été créés dès 1957 par Pâquerette et Yvon Dubost, ancien maire de Pomerol, fin connaisseur de l'histoire de la commune. Aujourd'hui, c'est Laurent Dubost, leur fils, diplômé d'école d'agriculture, qui gère l'exploitation. Grâce à son travail et celui de son équipe, il place les vins des Châteaux Dubost au tout premier plan de leur appellation respective : Château Lafleur du Roy à Pomerol, Château Bossuet en Bordeaux Supérieur, Château La Vallière à Lalande-de-Pomerol et Château Pâquerette en Bordeaux Blanc Sec. Ce Pomerol 2013, issu d’un terroir typique de sable graveleux comportant une sous-couche de crasse de fer (alios), est tout en charme, souple, avec des notes de groseille surmûrie, bien corsé, bien ferme en bouche. Beau 2012, aux tanins mûrs mais bien présents, est à la fois riche et souple, d’une belle finale, avec des nuances de prune et de truffe. Le 2011 associe couleur et matière, au nez complexe à dominante de fruits frais et d'humus, aux tanins puissants et moelleux à la fois. Le 2010 est un vin avec beaucoup de structure, tout en bouche, très équilibré, au nez de cerise confite et d'humus, de charpente très élégante, tout en nuances aromatiques. Le 2009 est chaleureux, aux notes de framboise cuite, d’humus et de réglisse. Même propriétaire que le Bordeaux Supérieur Château Bossuet.

Dubost et Fils
Catusseau
33500 Pomerol
Téléphone :05 57 51 74 57
Télécopie :05 57 25 99 95
Email : sarl.dubost.l@wanadoo.fr

Château La GRACE FONRAZADE


“Le Château connaît une deuxième vie depuis 2013, nous raconte François-Thomas Bon. Nous avons acheté la maison principale fin 2010, et après une longue réflexion, la décision de refaire la totalité des bâtiments a été prise en 2013. Les nouveaux chais ultra-modernes répondent au niveau d’exigence qualitative et technique que nous souhaitons. Les parcelles sont plantées sur 3 profils distincts : les sols marquées par la grave fine, les parcelles sur argilo-calcaire et enfin les sols sablo-argileux très riches en minerai de fer. Nous avons fait le choix d’être en agriculture bio, dans le respect des sols et de la nature (les Saint-Émilion seront AB dès le millesime 2013. Pour les Bordeaux, ce sera à partir du millésime 2016, actuellement en conversion). La propriété compte 5 ha en Saint-Émilion Grand Cru et 6 en Bordeaux ou Castillon Côtes de Bordeaux, ainsi que les parcelles de blanc car les vignes se trouvent sur la commune de Gardegan-et-Tourtirac.” Tous ces soins expliquent ce bien joli Saint-Émilion Grand Cru Château La Grâce Fonrazade 2012, d’une belle concentration d'arômes (cassis, épices...), ample, de belle charpente, de couleur pourpre, très bien élevé, de bonne garde, naturellement, un vin que l’on peut associer, notamment, avec un filet d'agneau aux échalotes confites ou un sauté de chevreau à la moutarde.  Le Saint-Émilion Grand Cru Persevero du Château La Grâce Fonrazade 2012, pur Merlot, au nez complexe où dominent les fruits cuits, alliant charpente et élégance, est un vin très structuré, où toutes les caractéristiques de ce millésime sont présentes, aux nuances de mûre et de noix de poivre au palais.

François-Thomas Bon - Earl Persevero
4, route de Jacquemeu
33300 Saint-Emilion
Téléphone :06 70 02 81 67
Email : persevero@lagracefonrazade.com

CHATEAU VALGUY


Cette propriété prise en fermage en 2000 et achetée en 2010, est située à Fargues-de-Langon au milieu des 1er Crus Classés. Beau Sauternes Château Valguy, issu d’un vignoble de 4,16 ha, marqué par son Sémillon très majoritaire (85%, 10% Sauvignon et 5% Muscadelle)... La cueillette se fait par tries successives afin de ramasser des raisins atteints par la pourriture noble et entièrement confits, l'élevage se fait en fûts de chêne pendant 24 mois. Le 2009 est particulièrement savoureux, au nez intense et frais, où dominent les fruits, les fleurs et le pain d’épice, un vin qui poursuit sa belle évolution. Excellent Graves rouge Cailloux de Valguy 2009, 60% Merlot, 40% Cabernet-Sauvignon, vendanges manuelles, au nez subtil, avec ces notes persistantes de fumé, de cerise mûre et d’épices, aux tanins puissants mais très fins, complet et prometteur. Le Graves blanc Cailloux de Valguy 2009 (fermentation en fûts de chêne, élevage durant 10 mois en barriques, dont 25% de neuves, sur lies fines avec bâtonnages, 70% Sémillon, 30% Sauvignon), franc et parfumé, d’une belle vivacité avec un bel équilibre maturité-acidité, est un vin comme on les aime, suave, où s’entremêlent les fruits, les épices et les fleurs fraîches, tout en bouche.

Grands Vignobles Loubrie
4, chemin de Couitte
33210 Preignac
Téléphone :05 56 63 58 25
Télécopie :05 56 63 58 25
Email : grandsvignoblesloubrie@vinsdusiecle.com
Site : grandsvignoblesloubrie
Site personnel : grandsvignoblesloubrie.wifeo.com


> Nos dégustations de la semaine

Château CERTAN de MAY de CERTAN


À la tête des Premiers Grands Vins Classés. “Nous cultivons en Terras Vitis, nous explique Jean-Luc Barreau, donc de façon très raisonnée et parcimonieuse, nous avons d’ailleurs beaucoup d’insectes dans le vignoble. Nous avons la volonté de préserver ce patrimoine et de le faire perdurer.
Par exemple, le millésime 2012 n’a pas été une année facile. Cependant, à Pomerol, sur nos terroirs, nous avons été chanceux. Il a fallu être vigilant toute l’année jusqu'à la vendange. Nous avons eu une belle fin du mois d’août et un mois de septembre très propice, et cela a permis de parfaire la maturité. J’ai même décidé d’avancer la date de vendange de trois jours car les raisins étaient parfaitement mûrs. À l’élevage, les Vins me surprennent, ils seront très intéressants, ont beaucoup de charme.
Je suis très concerné par la culture bio, cela fait déjà 12 ans que nous sommes certifiés Terra Vitis avec un cahier des charges à respecter. Il faut parfois jongler et accepter de faire tomber quelques grains, l’exposition des vignes... plusieurs paramètres ont joué en notre faveur. Depuis 20 ans, nous avons tous les moyens pour mieux maîtriser nos vignes et il faut être raisonnable sur les rendements, c’est fondamental pour la qualité des Vins. Tout se joue avec l’équilibre par pied de vigne: dimension des grappes, vendanges vertes, état sanitaire, aération pour éviter les maladies... Il faut savoir prendre les bonnes décisions et réagir vite. Je travaille avec passion en pratiquant une politique volontariste de qualité.
Pour moi, ce qui importe dans le vin, c’est le fruit, le bois booste un peu le vin mais c’est le fruit qui prime. Nous allons refaire le cuvier à Pomerol car je souhaite avoir l’infrastructure pour faire du parcellaire, j’ai fait faire des recherches sur le sous-sol (carottage de 1,5 m) de chaque parcelle de Certan de May par la Chambre d’Agriculture. C’est surprenant, il y a des graves tellement compactes que les racines ont du mal à descendre. Je travaille de la même façon sur les autres vignobles, vendanges vertes, récolte à la main, tables de tri, je fais des vinifications un peu plus modernes que pour le Pomerol mais je limite les rendements, toujours au-dessous de ceux fixés par l’appellation.
Notre Lussac Château Poitou vieillit en barriques 12 mois, ce qui lui donne une belle aptitude de garde. Je tiens à valoriser mes Vins qui sortent toujours parmi les premiers en dégustation à l’aveugle. Je pars du principe que dans le temps les bons Vins se vendent toujours, donc mon objectif reste toujours la qualité. Je vais présenter ce vin en bouteilles lourdes, changer l’étiquette, des efforts qui soulignent la qualité des Vins.
Depuis quelques années, nous nous avons des vendanges séquencées en fonction du suivi du vignoble, de la maturité des parcelles, on ne vendange plus les Merlots en une seule fois, on passe au moins quatre fois pour ne ramasser que les grains murs. Heureusement, je fais de nombreux prélèvements quatre semaines avant les vendanges, j’ai ainsi déterminé le moment propice pour vendanger.
En 2013, nous avons donc vendangé rapidement pour préserver le potentiel qualitatif, avons réalisé de tous petits rendements, quelque 18 hl/ha, nous n’avons donc mis en cuves que le meilleur. C’est un millésime qui a demandé beaucoup de soins, en amont, à la vigne. Je veille sur mes vignes avec amour, j’y suis constamment, et c’est ce qui a fait la différence. Ce 2013 a donc été un millésime délicat car il a fallu suivre le vignoble tout au long de l’été. La vinification du 2013 a été très douce, j’ai l’habitude d’effectuer des vinifications de façon très délicate sans trop d’aération avec de tous petits remontages, mais, pour ce millésime, j’ai été encore plus précautionneux. Le 2013 est un vin qui, à la dégustation, offre un joli fruité avec une certaine complexité, la bouche est fondante, le vin est bien équilibré avec un joli retour en final de bouche. C’est un vin très réussi qui sera agréable à déguster dès 2017 mais qui pourra être conservé une dizaine d’années pas plus. C’est un vin plaisir, d’une jolie couleur foncée, avec une belle fraîcheur aromatique. Je suis très satisfait de la qualité du 2013 c’est un millésime de vigneron, ce n’était pas un millésime facile mais relever des défis, cela fait partie de notre métier !
En 2014, nous sommes dans un autre registre aromatique, le vin présente des arômes de fruits croquants, une belle persistance aromatique. C’est un vin complexe, plus de garde, plus structuré, un vin qu’il faudra attendre.”
Vous allez aimer ce grand Pomerol 2012, qui allie puissance et distinction, parfumé, charpenté, un vin d’une jolie concentration, aux connotations de petits fruits mûrs et de truffe, de bouche ample et très élégante. Splendide 2011, de couleur cerise intense aux reflets pourpres, au nez distingué et persistant de fruits noirs et d'épices, aux tanins bien enveloppés, un vin puissant, de belle matière, de bouche riche et harmonieuse, à prévoir avec un chapon truffé en pot-au-feu ou une terrine de perdreau.
Très grand 2010, d’une belle complexité aromatique fruité et élégant, bouche croquante, beaucoup de chair, un vin concentré en matière, aux tanins puissants et mûrs à la fois, très parfumé, dense et savoureux. Exceptionnel 2009, de belle couleur profonde, nez fruité, très belle attaque, dense, charnu, joli fruité. Bonne concentration beaucoup de fraîcheur en finale, encore fermé, bien sûr.
Superbe 2008, avec ce nez où domine le pruneau, associant structure et élégance, parfumé, dense, aux tanins bien présents, bien corsé, finement épicé, classique de son appellation, un vin complet. Formidable actuellement, le 2017, riche en couleur, bien charnu, qui sent bon la griotte et les sous-bois, de bouche puissante, un vin qui allie ampleur et souplesse, très typique du “velours” que l’on recherche dans un très grand vin de Pomerol. Superbe 2006, dans la lignée du 2005, qui a une robe sombre et violine, le nez révèle un joli fruit, avec des nuances toastées, un vin d’une grande finesse et élégance. En bouche, il est charnu, d’une belle structure, bien équilibré, un vin tout en “dentelle” avec une belle finale soyeuse et veloutée, d’un très beau potentiel de garde. Exceptionnel 2005, corsé et généreux, de bouche puissante et ample, avec ces nuances bien caractéristiques de fruits mûrs et de réglisse, de charpente solide et fine à la fois, de grande évolution. Superbe 2004, associant concentration aromatique et souplesse, corsé et typé. Le 2002 est remarquable, très typé, aux tanins puissants et équilibrés, au nez intense, de bouche harmonieuse et persistante, de garde. Mêmes propriétaires que le Lussac-Saint-­Émilion Château Poitou.

Odette, Jean-Luc, Patrick, et Isabelle Barreau

Château TROTTE VIEILLE


Au sommet, naturellement. On fait remonter l'origine de son nom à une vieille dame qui habitait cette maison il y a plusieurs centaines d'années. La légende veut qu'à proximité du château, au croisement de ses routes se trouvait un arrêt de diligence, et chaque fois qu'un attelage s'arrêtait, la vieille dame descendait en trottinant pour aller aux nouvelles d'où le nom Trotte Vieille. Le Second Vin fût créé en 2002, sous le nom de La Vieille Dame de Trotte Vieille. Un vieux parchemin en Gascon datant du XVe siècle atteste déjà de l'utilisation de ce nom. Fait exceptionnel, il existe encore une pièce de vigne datant d'avant le phylloxéra.
Grande réussite avec ce Saint-Émilion 1er GCC 2013, 50% Merlot, 45% Cabernet franc, 5% Cabernet-Sauvignon, encore jeune, au nez subtil où dominent le cuir et la griotte, d’une très jolie concentration en bouche, aux tanins soyeux, légèrement épicé comme il se doit en finale. Superbe 2012, volumineux, un vin riche et structuré, au nez épicé dominé par des senteurs de framboise, de poivre, de musc, alliant une charpente réelle à une belle rondeur en bouche, aux tanins très équilibrés, très typé, classique de ce millésime séduisant. Très beau 2011, avec une belle matière, un vin qui allie charpente et finesse, avec des senteurs de cuir et d’épices, aux tanins soyeux, où dominent les fruits mûrs et les sous-bois au palais, de bouche flatteuse et riche à la fois, savoureux avec des gésiers de volailles confits ou un sauté d'oie aux champignons de Paris.
Exceptionnel 2010, riche en couleur, au nez complexe de fruits rouges à noyau et de fumé, aux tanins présents auxquels il faut donner le temps de se fondre. Dans la lignée, ce très beau 2009, avec des tanins mûrs et fermes à la fois, qui se révèle complexe au nez comme en bouche, dominé par les fruits macérés et l’humus, un vin ample et flatteur, de belle garde.
Superbe 2008, tout en couleur et en matière, au nez délicat, avec ces notes très persistantes de fumé, de mûre et d’épices, chaleureux, de grande évolution. Savoureux 2007, au nez puissant et subtil à la fois, aux notes de cuir et de mûre, aux tanins généreux, avec cette bouche bien charnue et séduisante dominée par les fruits à noyau et la cannelle, un vin typé, que l’on appréciera sur un foie gras aux figues en feuille de brick. Le 2006, vraiment remarquable, avec des notes de cassis, de poivre et de sous-bois, aux tanins riches, d’un bon équilibre, allie une charpente réelle à un joli fondu aux papilles, de garde. Le 2005 est un bel exemple des grands vins de terroir (le sien se situe sur un rocher avec seulement 30 cm de terre), de couleur pourpre, racé, un beau vin concentré, tout en nuances aromatiques (fraise, cerise, myrtille), où toute la puissance de ce très grand millésime joue à plein. Voir aussi le Château Batailley, à Pauillac.

Famille Castéja

Château GUILLEMIN LA GAFFELIÈRE


Vignoble sur sol et sous-sol argilo-calcaire (62% Merlot noir, 25% Cabernet franc, 10% Cabernet-Sauvignon et 3% Malbec), avec une moyenne d’âge des vignes de 30 ans (labour des sols, vendanges manuelles triées, élevage en barriques...).
Excellent Saint-Émilion GC 2012, de robe brillante et soutenue, aux senteurs de fruits rouges cuits, avec une bouche riche qui dévoile des tanins fondus mais bien présents, d'une belle longueur. Le 2011 poursuit une jolie évolution, complexe, harmonieux, aux connotations fruitées et épicées, aux tanins mûrs et riches, classique, élégant, avec de la matière, de belle couleur soutenue, de bouche chaleureuse. Le 2010 mêle concentration aromatique, rondeur des tanins et persistance, aux notes de cuir et de fruits confits, de belle charpente. Le 2009, corsé, est ample et flatteur, généreux, fin et charnu à la fois, avec des senteurs de violette, groseille et d’épices que l’on retrouve au palais, structuré, charmeur.

Sylvie Courreaud-Fompérier

> Les précédentes éditions

Edition du 07/02/2017
Edition du 31/01/2017
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Edition du 19/01/2016
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Edition du 29/12/2015
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Edition du 29/09/2015
Edition du 22/09/2015
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Edition du 25/08/2015
Edition du 18/08/2015
Edition du 11/08/2015

 



Château HOURTIN-DUCASSE


Château LA TOUR DU PIN FIGEAC


Château BELLE GARDE


Château LAUDUC


Château CANTENAC


Château PENIN


Château PONTAC GADET


Vignobles et Domaines JANOUEIX Jean-François


Clos TRIMOULET


Château CANON-CHAIGNEAU


Clos JEAN


Château CORNEMPS


Château FONBADET


Château FONROQUE


Château CHENE-VIEUX


Château HENNEBELLE


Château BELLES-GRAVES


Château BELLEGRAVE


Château La GALIANE


Château de LAUBERTRIE


CLOS DES LUNES


Château THURON


Château La ROSE- POURRET


Château La MARZELLE


CHATEAUNET



CHAMPAGNE NATHALIE FALMET


DOMAINE DE LA VALERIANE


CHATEAU MACQUIN


DOMAINE DU CHALET POUILLY


DOMAINE VINCENT BACHELET


CHAMPAGNE BOULARD-BAUQUAIRE


DOMAINE ALAIN MICHAUD


DOMAINE DE L'AMAUVE


CHATEAU DES PEYREGRANDES


CHÂTEAU FILLON


CHARLES SCHLERET


CHATEAU BECHEREAU


CLOS TRIMOULET



 

 

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